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Anne Marie

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Elle a des fringales !

Question reçue : « J’ai essayé l’alimentation crue mais j’ai tout abandonné à cause de mes fringales.
Comment faites-vous ? »

 

Un repas de fruits et feuilles vertes

La question essentielle me parait être pourquoi mangez-vous ? Pourquoi mettez-vous telle nourriture dans votre précieuse bouche ?
• Pour le goût qu’elle a
• Pour les nutriments qu’elle contient
• Parce que vous en avez l’habitude
• Vous êtes fatiguée, stressée, vous avez besoin d’une consolation
• Vous avez soif en fait et envie de quelque chose dans la gorge
• Vous êtes contente et voulez fêter ça
• Vous êtes invitée, avec d’autres, vous ne voulez pas être différente
• Il y a de la nourriture maintenant vous ne savez pas s’il y en aura encore plus tard

Toutes ces raisons nous poussent à manger et pourtant aucune ne concerne une faim véritable.

On mange souvent pour des raisons psychologiques, sociales, ou émotionnelles, ou par habitude.

Pour des célébrations, pour se sentir mieux, pour se récompenser. La nourriture devient un substitut de l’amour, de l’attention et du sentiment de sécurité.

Cette façon de voir change quand on donne à son corps de la vraie nourriture. Quand on a un corps détoxifié par une bonne alimentation, on arrive à manger uniquement (presque…) quand on a tout simplement vraiment faim. Avoir faim signifie avoir besoin de nutriments !

Jus de carottes, purée de carottes, et d figues, banane
Jus de carottes, purée de carottes, et de figues, banane

J’avais moi-même des fringales de pain, de café, de fromage, de « quelque chose de sucré ».
Et j’en suis venue à bout à partir du moment où j’ai mangé uniquement des fruits et légumes, des amandes et autres végétaux.
Tout le monde arrive à ce changement. Cela ne se fait pas en un jour, mais ça se fait. Laissons le temps au corps de comprendre qu’on est décidé à lui donner ce dont il a besoin maintenant.
Il faut un peu de temps parce que nos habitudes de nourritures sont ancrées en nous dans ce qu’il y a de plus profond : nos émotions et souvenirs qui s’y rapportent. S’en détacher demande un peu de gymnastique au cerveau.

Supprimer vos fringales

1- Contre les fringales d’un aliment bien particulier, le changement se fait dans la tête :

La meilleure façon de se jeter sur un paquet de gâteaux secs, c’est d’avoir pensé  » je ne dois pas prendre de gâteaux, il ne faut pas que je mange des gâteaux  »  jusqu’au moment où on se retrouve devant un placard ouvert avec un gâteau dans la bouche.

Premièrement, pour les gâteaux comme pour le reste la meilleure chose à faire est donc de supprimer dans votre maison tout ce qui ne devrait pas s’y trouver. Un bon nettoyage de printemps (ou d’hiver) s’impose !

Deuxièmement, sachez que, après avoir mangé suffisamment de fruits et de légumes dans votre journée, ou à SAVOIR que votre cuisine regorge de fruits et légumes en abondance en cas de besoin, un changement radical s’opère en vous.

Les gâteaux secs ne vous apparaissent plus comme une solution enviable. Après toute une enfance de gâteaux secs à volonté, croyez-moi, ce n’était pas gagné en ce qui me concerne !
Un beau jour vous regardez en arrière et vous vous rendez compte que votre point de vue a changé.

Vous ne cherchez pas à vous convaincre ni à avoir de la volonté : ça ne marche pas. Simplement, vous mettez dans votre cuisine comme dans votre corps les aliments qu’il faut, et cela vous change radicalement. Lorsque vous constatez une envie qui sort « des clous », observez là, contentez là au besoin. Puis revenez à votre désir-plaisir de bien manger. Ces envies disparaissent complètement un beau jour car vous aurez changé intérieurement.

2- Contre le « petit truc à manger » qu’on cherche APRES un bon repas, mangez nourrissant !

Suralimentation malgré la quantité : c’est comme ça qu’on grossit, tout en étant mal nourri.

Si vous ressentez l’envie d’un petit quelque chose cela prouve tout simplement que votre organisme a besoin de quelque chose de nutritif parce que votre repas lui a apporté plus de calories vides que de nutrition ! Il manquait des nutriments vitaux.
Alors qu’en mangeant des aliments frais, en abondance, qui apportent des calories riches en nutriments, on gagne de l’énergie et on n’a plus besoin d’un petit plus de mauvaise qualité !

 

Mini laitue, fèves crues, tomates cerises, oignon rouge, purée de courgette au sésame
Mini laitue, fèves crues, tomates cerises, oignon rouge, purée de courgette au sésame

 

3- Pour l’envie de pain, tarte, toasts, sandwich, etc. il faut manger plein de fruits et satisfaire les besoins en sucre de votre cerveau.

Les produits à base de céréales sont partout : petit déjeuner de céréales, pain, biscottes, au repas de pâtes, tartes, quiches, toasts… Ces produits sont addictifs en particulier à cause des opioïdes qu’ils contiennent, qui créent des endorphines responsables d’addictions, de l’augmentation de l’appétit, des fringales. Et c’est vrai que plus on en mange, plus on en veut !
Se sevrer de ce genre de produits est assez difficile parce qu’on ressent des fringales de manque, tout simplement, comme pour la cigarette. Voilà pourquoi après une nuit de sommeil, les gens se précipitent sur leur petit déjeuner à base de céréales.
Mais faites l’effort d’arrêter graduellement tout ce qui est à base de farine et vous verrez que vous allez noter des tas de changements positifs dans votre vie. Ce qui vous incitera à continuer.
D’autant que parallèlement, vous allez mettre des jus de légumes, des smoothies de fruits, des salades appétissantes dans votre alimentation. Chaque jour vous allez donner un peu plus de nutriments utiles à votre organisme. Chaque jour qui passe renforce votre santé, votre énergie, votre joie de vivre et éloigne les fringales !

En matière de fringale et de choix de nourriture, on se trompe souvent : ce qu’on appelle nourriture ne devrait pas au départ correspondre à ce qui nous amène un plaisir sensuel mais en priorité à ce qui nourrit notre corps. Ce qui n’empêche pas d’aimer ce qu’on mange, mais si ça ne nourrit pas notre corps, alors ce n’est pas de la nourriture. Ne comptez pas sur la nourriture lorsque vous recherchez du plaisir. Le plaisir et le contentement doivent provenir de la vie, pas seulement de la nourriture.

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17 réponses

  1. Bonjour Anne-Marie,

    De mon côté, une semaine d’alimentation crue. Pas de chocolat, de biscuit, de pain ou de céréales, ni de viande n’ont passé ma bouche. Cela ne m’a pas parut trop difficile, et je n’ai pas craqué car je suis débordée.. Donc pas vraiment le temps de me dire que je mangerais bien un petit truc « d’avant »!
    Mais quelle déception devant ma balance, de voir que ces efforts ne m’ont pas fait perdre 1 gramme… C’est plutôt cela qui me donnerait envie de me refaire une bonne tartine de pain intégral, ou une grosse assiette de céréales complètes avec un steak de tofu aux algues grillé à la poêle…!
    J’ai 5 kg à perdre et je pensais qu’une nouvelle alimentation encore plus saine, et que réduire mes quantités suffiraient y parvenir. Mais non…
    Qu’en est-il des autres personnes qui s’alimentent cru?
    Belle journée!
    Alexandra

    1. Une semaine Alexandra, c’est bien court ! Avez vous pensé à laisser de côté le sel aussi car il retient l’eau ? Pourquoi abandonner l’alimentation qui est faite pour vous à cause de 5 kg qui ne partent pas tout de suite !1) cela viendra, 2) vous vous vivifiez de l’intérieur en mangeant cru et en ne mangeant plus les aliments lourds, gras sans intérêt ! il n’y a aps que le poids !

  2. Bonjour Anne-Marie et bonjour à la Lectrice qui a déposé cette question,

    Voici mon témoignage qui peut-être, chère Lectrice, vous donnera le courage nécessaire pour crocher.

    Comme presque tous, j’étais carnivore. Une vie, on ne peut plus ordinaire. J’ai cependant du plus loin que je me souvienne, mangé sainement (ce n’était pas des hamburger 5x/semaine 😉 ). Il y a 12 ans je me suis intéressée à ce que sont les protides, glucides et lipides et l’influence qu’ils avaient/ont?? dans notre corps. S’en est suivi une passe de plusieurs années où j’étais complètement obnubilée de « faire juste » = doser correctement ces 3 macronutriments, afin de….. garder ma masse musculaire, éviter les coups de pompe, etc etc etc etc.

    Avec tant de « privations » et de sévérité, j’en ai perdu le naturel = qu’est-ce que j’ai envie de manger ! tout simplement !!! Et quand je dis perdu, c’est bien réel. Ce qui a donc suivi fut, tout naturellement, des périodes de frustrations.
    Lorsque je suis passée au végétarisme il y a maintenant 1 année, cela s’est fait naturellement (plus envie de viande, poisson, produits lourds, etc). QUAND JE SUIS ARRIVEE AU VEGETALISME ET AU CRU, j’ai eu, comme vous ! de sacrés moments de fringales ! De grande FAIM ! (je m’étais d’ailleurs approchée d’Anne-Marie relativement à cela). Où je retournais à mes « vieux démons ». Entre deux, je me suis rendue compte que le cru m’apportait + (dans tous les sens du terme) que ce que je mangeais auparavant et qui, dans ces moments ponctuels, oui, certainement, me consolaient (et à chacun ses propres consolations). Dès lors, je n’ai pas lâché !! Mais aussi, je sentais mon corps qui y prenait progressivement goût. Néanmoins, les fringales et les « vieux » désirs étaient encore très forts. COMME VOUS. Mais j’ai croché !! ET ?? Eh bien je dirais ceci et c’est ce que l’on retrouve dans passablement de récits : le corps CHANGE !!!!! Et par la même… l’esprit aussi. Et tout se fait….. Petit à petit ce dont on avait l’habitude s’oublie…, naturellement. ET AUSSI, LA FAIM DISPARAIT !!! Et pourtant : j’avais « toujours » faim ! C’était incroyable et c’est LE point principal qui m’a certainement amenée à cette alimentation crudivore. CAR : le cuit, les céréales, les sucres et tout ce qu’on connait génèrent des DEPENDANCES terribles. J’avais envie + que tout, de m’en débarrasser et retrouver ma liberté.

    Je suis SURE que vous y arriverez aussi.
    Soyez forte ! Regardez des vidéos – j’en ai regardé des centaines !! pour me donner du courage (je n’ai personne de crudivore dans mon entourage et n’en parle à quasi personne), cela m’a considérablement aidée et… voilà où j’en suis, où j’ai pu, y arriver.

    Je vous souhaite une belle route avec le cru !! Croyez-y !! C’est un V R A I bonheur.

    Vanessa

  3. Merci Anne-Marie, mais aussi à Vanessa, oui, tout est trés juste et extrêmement bien expliqué ! C’est aussi « dans la tête », je veux dire que si l’on pense : j’ai faim…j’ai envie de galettes….de sucre….etc….l’ on y court ! Mais si l’on pense : oui, j’ai faim, et que l’on pense et cherche dans NOTRE NOUVELLE ALIMENTATION ce qui nous ferait envie…..tout change, bien sûr pas d’une seconde à l’autre, mais assez rapidement.
    Bonne journée

  4. Bonjour Alexandra, comme le dit Anne-Marie 1 semaine c’est vraiment très court ! Et comme le confirme Vanessa dans son joli témoignage, il est nécessaire de prendre le temps ! J’ai choisi de prendre le chemin du « cru » il y a 4 mois mais je n’y suis pas encore… J’ai décidé de le faire par paliers car du jour au lendemain pour moi aurait été trop frustrant psychologiquement et probablement trop violent pour mon organisme habitué depuis de longues années à tous ces aliments non « physiologiques ». J’ai donc progressivement supprimé le gluten, puis les produits laitiers mais je mange encore un petit peu de fromage, j’ai presque supprimé les produits animaux, il m’arrive de manger un oeuf de temps en temps et un peu de poisson et de jambon. Par contre j’ai augmenté CONSIDÉRABLEMENT la quantité de légumes et de fruits et quel bonheur !!! Pour les douceurs, les amandes et les dattes font de merveilleux « petits plus » … (Anne-Marie à de très belles recettes ! ) Et tranquillement en 4 mois j’ai perdu 6 kgs ! Voilà, il faut juste un peu de patience et c’est vrai, les choses changent d’elles-mêmes ! J’espère que dans 1 an mon objectif « tout cru » sera atteint ! En attendant, je « chemine » à mon rythme… Bon courage ! Kathy

  5. bonjour à toutes et tous !
    merci pour vos commentaires rassurant et tous ces échanges : je me sens accompagnée et surtout moins seule dans mon aventure du cru. Depuis 3 ans, mon alimentation change et il y avait urgence ! Je souffrais de crises aigües d’accouphènes, sifflements dans les oreilles, douleurs musculaires, des angoisses… Plutôt que d’accepter la morphine que m’a proposé le médecin, j’ai écouté mon corps et suivi ma petite voix. Sans gluten et sans lait. Les crises diminuaient, mais étaient encore trop souvent présentes. L’élément majeur qui a contribué à me faire un pas de géant, ce sont des pauses détox de 4 jours tous les mois, et à chaque lune descendante. Que des tisanes, beaucoup d’eau, 2 jus de légumes de saison (à l’extracteur) par jour et une soupe de miso le soir avec du psyllium. ATTENTION ! Je ne me suis pas aventurée toute seule sur ce chemin ! J’étais accompagnée par une praticienne en soin du corps en résidentiel pendant 4 jours. Un bilan de santé le 1er jour, une détox des pieds, et un soin énergétique les 3èmes et 4èmes jours. Beaucoup de balades à pieds dans la nature, méditation, créativité pour libérer, lâcher, se coocooner, se booster ! Quand on l’a fait une 1ère fois accompagnée, on sait qu’on peut le refaire ensuite seule, les cellules connaissent (je parle de mon expérience). Depuis, j’ai mon extracteur de jus, mon blender et même si je n’étais pas en surpoids, j’ai fondu et dégonflé. Je me sens tellement bien dans mon corps de jeune fille (49 ans!), ça me donne des ailes ! Et aussi surtout, je pratique l’EFT (Anne Marie en parle dans son blog) pour m’aimer, accepter mes failles, mes fringales et libérer les croyances… Tous les jours, je tapote pour que l’énergie circule avec mes oui et non… Du temps, de la patience et beaucoup d’amour et de douceur pour soi !
    Voici le lien de la personne qui propose ces séjours détox :
    http://ayurveda.ayurveda-esthetique.fr/
    Merci infiniment à Anne-Marie, je revis depuis que je me suis offert les ebooks de recettes ! C’est génial !

  6. Le plus difficile pour moi, c’est tout l’entourage qui vous regarde avec des grands yeux et qui vous dise mais ce n’est pas bien, c’est dangereux que du cru, tu vas être malade… Je n’ai pas d’arguments en réponse à part que je mange ce qui me fait envie, plaisir et c’est le cru ! Et ma santé ne va que mieux… Mais ils n’entendent pas… Alors, merci Anne-Marie, car votre blog, vos vidéos, trucs et astuces, vos recettes ! C’est formidable car je vous sens tout prêt de moi sur ce chemin… Et merci à toutes et à tous qui êtes là sur ce même chemin ! Nathalie

  7. Bonjour à tous. Cette question tombe très bien car moi aussi j’ai très faim et pratiquement tous le temps.
    Merci pour vos réponses qui sont encourageantes.
    Cela fait environ 25 ans que je suis presque végétalienne car je consomme du miel, rarement des oeufs et très rarement des produits laitiers.
    J’ai des amis qui pratiquent l’insticto depuis environ 30 ans et qui se portent très bien. J’ai souvent essayé de faire comme eux mais je n’y parviens pas, bien que manger cru soit pour moi une évidence. Je ne suis pas une passionnée de cuisine ni crusine mais pourtant, je suis bien équipée (extracteur, vitamix, etc…).
    Mentalement j’ai tout ce qu’il faut pour manger cru, la connaissance, la certitude et malgré cela lorsque j’ai des fringales, c’est vers des sucreries (bio mais quand même!!!) que je me tourne.
    Avec le rythme de vie très speed, je n’arrive pas à m’organiser.
    Vos messages sont encourageants et je vais m’y atteler car je ne désespère pas.
    A bientôt

  8. Merci Anne Marie pour ce bel article vraiment très complet ! Qd mes « sens » se sont affinés après adoption de l’alimentation crue, j’ai ressenti certains besoins qui semblaient m’indiquer qu’il me manquait qq chose… en fait, je pense que le corps, dans les 1ers temps, a besoin de combler les carences dues aux années d’alimentation délétère, ce qui peut engendrer des fringales auxquelles le corps répond avec ses anciens schémas : envies de sucre, de gras, etc… du moins c’est une de mes impressions, même si elle n’explique pas tout car il ne faut pas occulter, comme tu le disais, la dimension émotionnelle, la fatigue, etc… j’ai suivi l’un de tes bons conseils et j’ai ponctuellement vérifié mes apports avec CHRONOMETER, d’abord je me suis rendue compte que je ne mangeais pas assez globalement (je manquais de calories…) et à force d’utilisation du site, j’ai fini par connaître les bonnes sources de certains nutriments et je prends garde à vraiment bien varier mon alimentation pour couvrir au maximum mes besoins… sans toutefois en faire une obsession car cette alimentation, c’est aussi la liberté et la vie sans prise de tête !!!!

  9. Bonjour Anne Marie,

    Merci pour ton article!

    Je suis végétarienne depuis maintenant 4 ans et je n’ai eu aucun soucis à arrêter la viande et le poisson du jour au lendemain! Par contre, je n’ai jamais voulu être végétarienne! Je désirais passer vegan directement et n’ai, depuis lors, plus jamais acheté de produits contenant des animaux! Cependant, je n’ai jamais pu arrêter totalement le fromage et les pâtisseries à l’extérieur de chez moi. J’ai essayer mais dire non à la mousse au chocolat de ma grand-mère ou me passer de manger alors que tout ce que j’ai à ma disposition est un sandwich fromage mayo est générateur de beaucoup de frustrations que je n’arrive pas encore à gérer… Je croyais qu’après autant de temps, je serai arrivé à respecter mes convictions à 100% mais ce n’est toujours pas le cas et c’est meme pire qu’avant!

    Après un an de presque végétalisme, on m’a diagnostiqué une thyroïdite de Hashimoto et après des années de renseignements, je suis quasi sure que celle-ci est due à mon végétalisme et au fait que, pour me sentir remplie, j’ai doublé les quantités de féculents, céréales et autres joyeusetés que j’ai toujours adoré. Cette consommation excessive a surement rendu mon intestin poreux et donc facilité le passage de macromolécules, peptides et autres qui ont été se loger sur les cellules de ma thyroïde qui, depuis, est attaquée par mon propre système immunitaire.

    Toutes ces recherches sur l’alimentation et la santé m’ont passionné. Je suis intéressée au crudivorisme, frugivorisme, alimentation vivante, … Mais meme si ça fait 3 ans que je regarde presque quotidiennement des vidéos à ce sujet, je n’ai pas réussi à améliorer mon alimentation 🙁

    En fait, d’aussi loin que je m’en souvienne, je n’ai jamais été attirée par les fruits et j’en consomme très peu! Je suis souvent décue quand j’en achète en magasin (je suis belge) car ils sont soit pas mûrs soit pourris et je trouve que leur gout n’est pas top. Je tombe rarement sur de bons fruits et quand c’est le cas, c’est souvent chez les autres :/

    j’ai essayé de manger des fruits au matin mais ça ne convient pas du tout à mon tempérament : je suis vata en ayurvéda, très sèche, souvent froid (en plus c’est un des symptômes d’un hypothyroïdie), très nerveuse, … Quand je déjeune avec des fruits et quand je me force à ne pas boire mon unique café matinal, j’ai froid, je me sens déprimée, ronchon et la journée ne commence pas bien du tout! Du coup, j’ai abandonné l’idée, à part les rares matins d’été ou il fait chaud et où je déjeune au soleil (plutôt rare dans ma contrée)…

    Tout cela s’est encore empiré quand j’ai compris que je ne devais pas me contenter de diminuer le gluten mais de le supprimer totalement si je voulais améliorer ma santé et mieux combattre ma maladie auto-immune. S’en ai suivi des semaines d' »adieux » aux aliments interdits qui se sont transformés en mois :/

    En juillet 2014, j’ai décidé de faire un jeûne de 5 jours pour en finir avec mes addictions et c’était vraiment une chouette expérience. Je me suis sentie légère, en accord avec moi-même, reliée à mon véritable moi, plus spirituelle, … Mais bon j’étais au soleil, dans un chalet en pleine forêt avec comme seules activités la méditation, le yoga, les balades, la lecture…

    Je me suis jurée de faire une bonne reprise alimentaire et d’essayer le cru quelques mois mais dés que j’ai remis les pieds dans la vie active, j’ai fait n’importe quoi! Je travaille dans la musique et j’ai fait 11 jours d’accueil artistes dans un festival ou je faisais 15h/jour. J’ai précise que j’etais végétalienne sans gluten mais c’était trop dur pr eux de répondre à ma demande et je me suis retrouvé avec des repas qui ne me convenaient pas du tout! Du coup, frustrée à mort, je me suis jetée sur les chips, les cacahuètes, les chocolats, les biscuits, … et j’ai enchainé par une semaine de vacances ou je n’ai mangé que du pain et du fromage, matin, midi et soir!

    Je pense avoir totalement foutu ma flore intestinal en l’air en mangeant comme tel sur un corps tout propre qui sortait de jeûne et depuis, je me bats constamment contre des fringales dirigées vers les aliments interdits : pain et fromages essentiellement! Avant, je mangeais encore des fruits et de la salade mais depuis cet été, je n’en ai meme plus envie! Je ne veux plus que des pizzas, des frites, des sandwichs de fromages, … Des aliments que je sais non physiologiques et non éthiques!

    De plus, je suis retournée vivre chez ma mère depuis un an et ça n’a fait qu’en rajouter une couche! Comme tu l’expliques bien dans ton article, pour limiter les craquages, il suffit de ne pas acheter d’aliments non physiologiques et de bourrer son frigo de fruits et de légumes ! Sauf que ma mère achète plein de fromages et a une armoire à chips et à gâteaux !!! je n’ai pas de place pour mes fruits et légumes au frigo et je ne fais meme plus de courses.

    Je travaille à une heure de chez moi et en plus de cela, je fais des études en naturopathie (à une heure de chez moi également) qui me prennent énormément de temps. Je fais donc des semaines de minimum 40h, maximum 56h avec en moyenne 12h dans les transports. Je n’ai plus jamais le temps de faire à manger, moi qui passait une heure aux fourneaux chaque soir 🙁

    Je me sens horriblement nulle et pitoyable de ne pas réussir à changer mon alimentation alors que mon rêve le plus cher est de devenir thérapeute et d’aider les gens à prendre leur santé en mains et à changer leur vie. Je suis dégoutée de consommer du fromage car je sais qu’il est vecteur de tant de souffrances et je culpabilise énormément après chaque faux-pas.

    J’aimerais tellement avoir un chez-moi où plus aucun produit non-physiologique ne passerait la porte, pouvoir cuisiner de nouveau et enfin utiliser mon Vitamix que j’ai depuis septembre et que je n’ai meme pas encore déballé car il n’y a pas de place pour mes affaires dans la cuisine de ma mère…

    Je tenais donc à réagir à ton article Anne-Marie en y apportant mon témoignage et rebondir sur le fait que parfois, le changement alimentaire doit peut-être être accompagné de certaines conditions, d’une certaine stabilité dans sa vie, de temps pour pouvoir prendre de bonnes habitudes et pour pouvoir cuisiner, tout simplement…

    J’espère vraiment retrouver assez de stabilité que pour pouvoir évoluer dans ma transition alimentaire et continuer à arpenter ce chemin vers un corps et un esprit sain, débarrassé de toutes ces choses qui bloquent mon potentiel d’évolution.

    Anne-Marie, que penses-tu de ma théorie sur ma mauvaise reprise alimentaire ? Est-ce ma flore intestinale qui me domine totalement en ce moment ? Dois-je refaire un jeûne ou dois-je laisser couler et attendre d’être de nouveau plus stable pour reprendre mon alimentation en main ?

    En te remerciant d’avance pour tes précieux conseils, je te souhaite une bonne journée et te remercie pour ton travail

    Love,

    Lisa

  10. Salut, je suis aussi impressionné par vos commentaires, et wow, Lisa… Je te souhaite bien de la patience, si c’est de temps dont tu as besoin.
    Merci d’avoir abordé le sujet avec tant d’engouement en tous cas.
    Je vote aussi de plus en plus avec ma fourchette, en mode végétalien, à température ambiante (à part ma douche intestinale d’eau citronnée matinale quotidienne, tiède) un peu de fromage fort de temps en temps, et encore un peu de chocolat.

    Hormis ces 2 intrus, je n’ai donc plus que des aliments crus au garde manger depuis un bail, et après avoir suivi des cours de cuisine, puis crusine, j’ai pu analyser mes « fringales » avec du recul. Je pense que chacun trouvera des raisons qui lui sont propre, voici les miennes :
    1 celle d’origine quantative : satiété non atteinte, ou atteinte tellement vite par des aliments qui transitent rapidement que la faim se refait sentir avant longtemps. C’est un gros danger si en milieu hostile, car dérivant vers des apports volumineux; difficiles à contrôler, le temps piger un peu à quelle vitesse je digère quoi, afin de mieux concevoir les « repas ». Dommage quand on a pas particulièrement de poids à perdre.
    2 celles d’origine qualitative, purement gustative, parce qu’une saveur se fait désirer, pour équilibrer la sensation laissée par une collation au goût trop prononcé : ex : un met un peu trop piquant ou amer ou astringent. Foncer sur un met sucré est un désastre car cela fiche toute l’ l’interprétation du ressenti digestif du met précédent en l’air
    3 fringale émotionnelle : de la boulimie pure, où il n’est là pas question de faim mais de venir conforter/consoler en vitesse un trouble psychologique passager où manger est la seule liberté possible (où je n’ai pas moyen de faire autre chose pour évacuer la tension qui génère ledit déséquilibre).
    4 fringale liée : caféine/sucre ou sel + tabagisme : des associations « automatiques » longues à déconstruire. Elles etaient ancrées loin dans mes habitudes. Je m’en suis sorti à l’usure, en jonglant avec des produits de substitution.

    Coupable et frustré, au fur et à mesure, j’ai développé des astuces perso qui ont fini par marchet pour mon cas.
    En m’organisant, avec autant d’indépendance que possible, pour toute ma bouffe.
    Me brosser les dents systématiquement en fin de repas s’est avéré un bon calmant aussi.
    Partir marcher un peu pour « faire couler » m’a aussi aidé. Ca aide aussi à fuir la machine a café et son lot de fumeurs qui gravitent autour.
    Les fruits, à la croque, m’ont bien aidé aussi, mais pour assurer les apports en verdure, il m’a fallu passer au jus, et au smoothies même, que j’ai parfois réunis. Pas toujours facile de trimballer du gros matos…
    Ces préparations manquant de texture à mon goût, je me suis mis à faire du granola, des biscuits, des crackers, et même des chips (en cru toujours). Fabuleux, là, il y a eu un vrai progrès. C’est là que j’ai pigé qu’il fallait avoir tout le temps au moins quelques « petits encas de secours » pour tenir, quitte à m’alimenter plus léger à chaque collation, mais du coup, plus souvent : jusqu’à 6 fois par jour. Et alors, si ça marche !?
    Boire ? Certes, mais à force de manger des aliments riches en eau, le besoin ressenti diminue.

    Entre temps, j’ai aussi fait mon lot d’excès (d’aliments crus), en prenant aussi cher certainement qu’avec des cuits : trop gras et trop sucré, simultanément par exemple.

    A mon avis, celui ou celle qui veut passer à beaucoup de cru devra concevoir de cheminer dans une sorte de parcours de rééducation gustative afin de s’y retrouver… Se refugier dans le duo gras/sucre est un piège fatal. Victoria Boutenko a même fait un bouquin sur comment quitter son addiction au cuit.. Je ne peux m’empêcher d’affirmer que passer du cuit au cru affecte l’équilibre émotionnel et son entourage social quand on le fait pleinement. Il y a de quoi être fier quand on se sent libéré, mais l’énergie n’est pas toujours au rendez-vous. Inutile donc de faire tout un pataquès de passer au cru, ça prendra du sens à mesure que votre palais vous en redemandera et que votre corps / vos tripes pourront encaisser les changements, quand ça passe ! Mieux vaut y venir à votre rythme, pas celui de quelqu’un d’autre. Et se renseigner, lire, s’abonner à des chaînes sur YT avant et pendant son parcours, surveiller sa santé… L’appui d’un naturopthe n’est pas du luxe, surtout si vous sentez que l’énergie tarde à revenir…

    Etre attentif à sa FAIM (plutôt que son « appétit »), au goût, et savoir se concentrer au moment d’apprécier un subtil équilibre entre :
    – saveurs (+ou- concentrées et variées),
    – abondance (pour la satiété),
    – textures (besoin de mâcher/croquer varié),
    – couleurs, et parfums
    Cela permet de prendre des marques voire de revoir votre objectif si nécessaire.
    Chez moi, celui qui goûte mes plats doit dire s’il/elle aime, et sinon pourquoi. Je dis aussi toujours, maintenant qu’on sait faire -en vegetal- presque la meme chose en cru qu’en cuit : « mangez les liquides (boissons), buvez les solides (ce qui se mâche) », pour inviter à bien faire mastiquer, parler vraiment de « sensation en bouche », que tout le goût s’exprime, et pour aussi pouvoir ensuite aborder les sujets de portion, satiété, fibres, transit, fermentations, etc…

    A ce propos, passer au cru n’arrange pas nécessairement des soucis de fermentations/dysbiose intestinales. La diète « low f.o.d.m.a.p » est au coeur de ce sujet ( Anne Marie stp peux tu essayer de faire de la lumière dessus, la plupart des infos sont en anglais, merci pour les pauvres francophones). C’est une nutritionniste Australienne qui l’a pondu. Les sucres d’un tas de produits ont été analysés (fruits et légumes compris) et c’est plutôt technique. Mais de nombreux témoignages montrent des résultats de gens qui vont mieux.

    Merci pour vos messages, et courage, c’est bien beau de vouloir se régénérer, mais le chemin est truffé de pieges et en plus ça peut prendre… longtemps, alors accrochez-vous !

  11. Les fringales incontrôlables et culpabilisantes, je connais ! On se jette sur n’importe quoi de sucré … et on voit les kilos qui augmentent de jour en jour avec désolation et impuissance. En découvrant le Cru, j’ai réalisé que mon corps désirait être nourri et non rempli. J’ai aussi fait la paix avec la nourriture. J’ai créé un lien d’amour entre mon corps et elle, comme si mon corps a la certitude maintenant qu’il recevra ce qui est bon pour lui quand il en a besoin, et qu’il n’aura plus à gérer des excès de « glupides »* … Oui, c’est ce qui s’installe en moi en ce moment. Et c’est surement une étape essentielle et même incontournable qui va m’emmener dans un tout nouveau paradigme. * »Glupides » (glucides + lipides), c’est le nom qu’a inventé mon mari pour désigner les « trop bonnes choses » à consommer avec modération … 🙂

  12. Bonjour,
    Merci Anne Marie pour tous vos articles et vidéos qui m’aident et m’accompagnent!
    Je n’ai pas faim en mangeant des fruits et légumes, je mange plutôt les fruits à midi et les légumes le soir.
    Ce pendant il reste un obstacle que je n’arrive pas à franchir: le petit déjeuner!!
    Je n’arrive pas à laisser le pain et faire un petit déjeuner cru!
    Mon petit déjeuner se compose de pain, purée d’amandes complète et confiture, j’aimerais vraiment faire autrement!!
    Des astuces?
    Que me conseillez-vous?

    Merci encore!
    Isa

    1. Décidez le Isabelle ! tant que vous n’y trouverez pas un avantage plus grand que le plaisir de votre petit déjeuner actuel vous donne… rien en changera. Prenez votre temps ! Essayez une fois par mois… et voyez si vous avez ressenti un mieux dans la matinée ce jour là ! On en fait rien sans plaisir !

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