T.C Fry, l’hygiéniste fruitarien bien connu, avait énoncé les quatre critères qui permettent de déterminer si une nourriture est bonne à manger. Douglas Graham en parle dans son livre  The 80/10/10 Diet et je ne résiste pas au plaisir de vous en faire un résumé rapide. Ce sont les questions qu’il faut se poser avant d’introduire quoi que ce soit dans notre précieuse bouche  !

 

Critère numéro 1 : Cette nourriture peut-elle être mangée dans son état naturel ?  A-t-elle un goût agréable, savoureux ou délicieux ? Peut-elle être mangée avec plaisir dans son état naturel ?

Le goût d’un aliment est un aspect super important, le plus important même. Si un aliment entier, frais, mûr, cru, bio est un délice, tout va bien. Il faut savoir que ses qualités nutritives seront réduites avec toute perte de saveur : fruit pas encore mûr, trop mûr, fade…

Si un aliment ne peut être mangé que s’il est cuit, traité ou raffiné dans des usines, il n’est pas fait pour l’être humain. Il sera, de plus, grandement dévitalisé par son traitement : réduction des minéraux, sucres caramélisés, protéines coagulées et dénaturées, graisses oxydées, vitamines perdues, création de déchets toxiques dans le corps.

Critère numéro 2 : Cet aliment va-t-il introduire dans mon organisme un trop grand nombre de  substances toxiques et dangereuses ?

En effet, tout aliment comporte un certain nombre de toxines. Mais certains en contiennent plus que d’autres (alcool, viandes, poissons, mollusques, certaines moisissures, champignons…).

 

Critère numéro 3 : Cet aliment est-il facile à digérer et à assimiler ?

Les fruits qui sont pleins d’eau et de sucre simple, ne demandent aucun effort de digestion. Il sont assimilés facilement et utilisés par nos cellules sans perte de temps ni d’énergie. Au contraire des sucres complexes des céréales qui doivent être préalablement scindées en sucres simples pour la digestion, des viandes et chairs animales qui restent dans les intestins longtemps formant de la putréfaction, les laitages aussi…

Critère numéro 4 : Cet aliment contient-il un grand nombre de nutriments ? A-t-il une grande valeur nutritionnelle ?

L’objectif, dit-il, n’est pas tant de manger une grande variété d’aliments pour  espérer obtenir tous les nutriments dont notre corps a besoin, mais de manger le plus simplement possible (une seule sorte de fruit, ou un minimum d’assortiment de végétaux) afin de permettre à notre organisme de digérer facilement et de profiter au maximum des nutriments que cette nourriture contient : jamais plus de 4 à 5 aliments différents au cours d’un même repas, parfaitement combinés selon les règles de la bonne digestibilité. Moins il y a de vaisselle à faire, plus le repas se prépare vite et meilleur en sera son bénéfice.

Par exemple un repas de bananes, salade et céleri branche, et un autre de salade, citron et noix.

Ou en saison pleine de fruits divers, un repas de melon uniquement, un autre de mangues et pêches, et le dernier de salade vert, fruit d’été et tomate.

L’objectif étant de manger la nourriture à laquelle nous sommes biologiquement adaptés, qui nous apporte le meilleur potentiel pour avoir la meilleure santé possible.

Mes réflexions :

Par rapport au critère numéro un, je pense qu’il faut savoir le garder en mémoire pour comprendre quelle est la meilleure alimentation possible. Puis, une fois cela fait, s’accorder l’espace nécessaire pour une vie en société. Tant que vous pouvez manger chez vous, ou vous arranger avec vos repas pris à l’extérieur (voir https://crudivegan.com/ce-que-jemporte-pour-manger-le-midi.html), c’est parfait ! C’est ce que je fais tous les jours avec beaucoup de bonheur, vous le savez.

Mais lorsqu’on veut partager un repas, ou composer avec ce qui se trouve là où l’on est, ou composer avec le fait que nous n’avons pas eu accès à suffisamment de fruits frais, beaux, mûrs en assez grande quantité dans la journée… alors accordons nous sans culpabilité un plat cuit, une céréale, un bout de pain, une salade à l’huile… bref, une exception qui ne vous fera pas mourir. [Pas tout ça à la fois 🙂 !]

Attention, j’en vois qui se réjouissent trop vite : comme je dis toujours, tout est dans l’équilibre ! Trop de rigueur ce n’est pas bon. Surtout si on se force. Mais trop de laxisme, ce n’est pas bon non plus, parce qu’on y perd, la santé d’une part, et les raisons profondes qui nous ont fait un jour, prendre conscience de l’importance d’avoir une bonne alimentation. Et on risque de se retrouver bien vite avec les kilos et/ou les maladies anciennes dont on était venus à bout.

Le critère numéro deux, me semble difficile à mettre en pratique, parce que tout le monde n’a pas un diplôme de nutrition !

Les critères 3 et 4 sont intégrés dans mon esprit en permanence. Ils m’ont amenée à me distancier de bon nombre de crudivores qui proposent des livres de recettes trop compliquées ou qui contiennent trop de gras. En fait je n’ai jamais vraiment trouvé de livre ou d’e-book de cuisine crue qui me convienne tout à fait. C’est alors que j’ai commencé à réinventer mes propres recettes.

Et cela m’amène à mon critère numéro 5 à moi : ne jamais suivre les prescriptions d’un gourou de la « raw food », sans  un esprit critique et scientifique.  Au contraire se dire « Je fais mes propres essais, et j’en tire mes propres conclusions ».

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