Ou comment ne pas tuer sa salade sous une vinaigrette désastreuse !

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’adore la salade verte.
Et j’en mange tous les jours beaucoup, beaucoup !
J’en mange encore plus depuis que j’ai adopté ce style de vie qui me procure santé, joie et enthousiasme, c’est-à-dire, vegan, crudivore  et avec peu de graisses, nommé aussi 80/10/10, ou « 811 » pour aller plus vite, pour 80% de glucide, 10% de protéines et 10% de lipides de la prise quotidienne de calories… petit rappel pour ceux qui n’ont pas lu tous les articles depuis le début ! Allez-y ! 😉

J’en connais beaucoup qui pensent manger légèrement en prenant  une salade, alors qu’elles sont le plus souvent, baignées dans de l’huile.

Je ne mets plus d’huile dans la salade… pour plusieurs raisons. Et je m’en porte très bien.

1) L’huile est très calorique, excessivement même. C’est tout à fait  facile à comprendre puisque l’huile est un lipide à 100%. Un gramme d’huile apporte 9 kcal. Une cuillère à soupe de 15 g apporte donc 135 calories.

Prenez une gentille salade verte additionnée de trois tomates et d’un concombre, vous obtenez 150 calories dont 13 g  de lipides (oui, il y a des lipides et des protéines aussi dans les végétaux).
Ajouter 2 cuillères à soupe d’huile et une cuillère à soupe de vinaigre et on arrive à 400 calories ! dont 253 g de lipides ! On est passé de 9% de lipides à 64 % !

Si en plus, vous ajoutez  un ou deux avocats, des olives et quelques pignons de pin pour faire joli… Vous obtenez une quantité de gras invraisemblable  !

Maintenant, reprenez votre belle salade-tomates-concombre, et versez dessus un mélange de fruits mixés, framboise-céleri ou ananas-poivron rouge, etc. et vous avez un repas coloré et léger, au goût délicieux, qui conserve un taux de lipides sous les 10%. Du coup, vous pouvez même en manger le double !

J’en connais un qui ne digérait pas la salade… alors que c’était l’assaisonnement qui était en cause. Depuis le remplacement de l’huile par des mélanges comme « tomates, cèleri, citron » ou « pamplemousse, tomate, concombre » ou autre, la salade passe tout à fait bien !

Pour rester léger, en forme, avec un esprit vif, mieux vaut ne pas manger trop de produits gras, y compris les fruits gras comme l’avocat et l’olive. Il est préférable de les utiliser de temps en temps seulement, en petites quantités. Ainsi on se nourrit avec de bonnes calories venant des sucres simples des fruits, faciles et vite digérés, le carburant des cellules du corps.

2) L’huile n’est pas crue ! 
« Quoi ? Comment ? Et l’huile de première pression ? »… Oui, mais extraite à froid ou pas, c’est un produit manufacturé, qui n’est plus dans son état entier et naturel. On a extrait des olives, des graines de tournesol, de colza… la partie liquide grasse.
Par contraste, les avocats, les noix, les graines, dont les calories proviennent essentiellement des graisses, sont aussi pleins de fibres, acide folique, manganèse et autre.

Les aliments entiers sont les seules sources véritablement utiles à la santé, car porteurs d’éléments nutritifs équilibrés, assemblés dans un aliment vivant.

graines et noix
Graines de chanvre et chia, amandes et noix, et graines de lin



3) L’huile n’est ni « saine », ni nécessaire.
Certes, nous avons besoin d’acides gras essentiels. Il y a d’autres moyens de les trouver que dans les huiles.

Moi aussi, avant, j’achetais l’huile de colza pour ses oméga3, l’huile d’olive pour ses oméga 9, et je négligeais l’huile de tournesol car elle contient trop d’oméga6… Il est vrai que nous manquons d’oméga3 dans notre alimentation, que le ratio oméga6/oméga3 est trop fort et qu’il faut diminuer les O6 et augmenter les O3. Dans la plupart des cas, l’alimentation apportant trop de oméga6, il faut prendre des oméga3 en plus pour compenser.
Mais avec cette alimentation naturelle, il n’y a plus d’excès en oméga6. Tout cela se trouve dans les végétaux dans des proportions oméga6/oméga idéales !

Vraiment, j’ai calculé des jours et des jours avec Cron0meter ma ration quotidienne de lipides et leur composition et je n’ai jamais, jamais manqué d’oméga3, en n’avalant que des fruits et des légumes verts, et parfois des noix ou graines. Et en privilégiant les graines de lin, et les noix, et plus récemment celles de chanvre et de chia. Plus besoin de prendre telle huile ou telle capsule pour compenser un manque dans l’alimentation.
Ajouter de l’huile à ses repas dans l’espoir de combattre des problèmes de santé est un non-sens, car ce n’est pas le manque d’huile qui a créé ces problèmes. Mieux vaut s’alimenter correctement avec des aliments naturels pour enlever les causes de ces problèmes et prévenir leur apparition. Grâce à une alimentation alcaline,  sans excès de protéines ni de lipides, fatal au corps humain.

De plus, les fibres contenues dans les végétaux empêchent les graisses qu’ils contiennent de rancir. Ce qui n’est pas le cas de l’huile, dépourvue désormais de fibres et qui se met à rancir dès l’extraction au contact de l’oxygène (même dans des bouteilles foncées).
Le docteur Graham explique que l’huile est  un aliment ranci contenant des calories « vides », tout comme le sucre blanc  (pur hydrate de carbone) et la poudre de protéine (pure protéine).
Même chose pour le Rapapudra, sucre de canne dit « entier » ou pour la poudre de chanvre, qui sont des calories vides !

Donc, pour vos salades :

  • Laissez tomber l’huile
  • Faites des sauces en mixant des  fruits et des légumes-fruits
  • Un jour sur deux, ajoutez dans ces sauces des noix, ou amandes, ou pistaches, ou graines de tournesol, ou de chia, ou de chanvre… ou 1/2 avocat par personne.
Allez…. au boulot 🙂

 

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Image du livre Menus crus