Ce qui m’a surpris dès les débuts de mon alimentation crue, c’est l’absence de gaz ou d’inconfort lors de la digestion (en plus de l’absence d’odeur aux toilettes !). Car l’alimentation crue résout tous les problèmes de digestion… en principe !

 

des fruits et des légumes

des fruits et des légumes

Oui, car il est tout de même possible d’avoir des problèmes de digestion en mangeant cru. Si vous éprouvez quelques difficultés après vos repas crus, vérifiez que vous n’êtes pas dans un de ces cas de figure, où l’alimentation vegan-crue est mal menée (et malmenée !) :

  1. Lorsqu’on combine mal les aliments.
    – Sont à éviter les mélanges de sucre et de gras dans les préparations de desserts qui comprennent des fruits sucrés et des noix ou même de l’avocat, comme j’ai vu quelques fois. Là, franchement, ne vous étonnez pas de ressentir quelques difficultés à digérer. Les brownies dattes-noix de cajou, les pâtes à tartes amandes-bananes-dattes, les crème « au chocolat » typiquement issues de la crusine faites d’avocat-dattes et caroube, etc.
    C’est simple à comprendre : les aliments gras se digérant plus lentement que les aliments sucrés, s’ils sont mélangés, ils vont ralentir la digestion des sucres, ces sucres vont fermenter, et cela crée des gaz et des ballonnements. (Tous les gâteaux végétaliens ou pas sont dans ce cas de figure).
    Le gras se mélange avec les légumes et feuilles vertes.
    – Le mélange de melon avec des fruits sucrés, ou du gras, car le melon qui se digère très vite va ralentir tout la digestion du reste. (Par exemple, le classique « melon-jambon fumé » est une hérésie totale : mélange de melon avec des protéines et du gras !)
    – Le mélange à égale part de fruits sucrés et de fruits acides. Pour une orange seulement mélangée à plusieurs bananes, les ennuis sont rares.
  2. Lorsqu’on mange des fruits verts, pas assez mûrs. Rappelez-vous, dans une de mes vidéos, j’avais mangé tout un plat de kakis qui n’étaient pas mûrs et j’avais eu des douleurs dans l’après-midi. Et c’est pareil pour des bananes ou des poires… Il faut attendre que les enzymes du fruit aient eu le temps de faire leur travail pour que la maturation du fruit n’ait pas à se faire… dans notre ventre !
  3. Lorsqu’on mange beaucoup de plats déshydratés.
    Privés de leur eau originelle, ces mélanges déshydratés qui ressemblent à de la nourriture classique, réclament pour leur digestion une partie de notre eau corporelle (tout comme l’alimentation cuite), compliquant la digestion et pouvant mener à de la constipation.
  4. Lorsqu’on mange trop d’avocats, de noix, d’amandes, de graines de lin ou de tournesol, de lait ou de crème de noix de coco, car les graisses, non seulement se digèrent lentement comme on a vu, mais aussi stagnent dans le sang et empêchent la distribution du sucre vers les muscles et organes qui en ont besoin. Donc même un lendemain de bombance, où l’on a mangé des plats riches en graisse crue, le petit-déjeuner composé uniquement de simples fruits va poser problème car leurs sucres vont se mélanger avec la graisse qui est restée dans le flux sanguin. Exactement comme dans l’alimentation classique, cuite et grasse, où l’excès de gras se rajoute continuellement, au cours des trois repas et des snacks de la journée. Pas étonnant alors, que les gens soient fatigués, barbouillés et énervés.
    La solution dans notre cas, est de vraiment limiter ces noix-avocats-graines le plus possible.
    D’un jour sur deux, je suis passée à trois fois par semaine et maintenant, je n’ajoute des aliments gras que le dimanche ! Nous nous en portons encore mieux, car les bonnes graisses se trouvent naturellement dans les fruits et les légumes, en quantité modérée et idéale.
  5. Lorsqu’on mange toutes les heures un petit quelque chose. Il me semble que faire trois repas consistants est préférable à grignoter constamment un fruit par ci par là. Toutefois, dans vos commentaires je trouve parfois des personnes qui n’arrivent pas à manger suffisamment de fruits et légumes pour pouvoir attendre au moins 4 à 5 heures avant le repas suivant. Cela est dû en partie aux années de restriction alimentaire en vue de maigrir, restrictions qui n’amènent qu’à ralentir le métabolisme et créer des désordres psychologiques vis à vis de la nourriture. Dans ce cas, l’habitude de manger en quantité des végétaux volumineux car gorgés d’eau peut demander quelques mois d’ajustement, tant au niveau de la dilatation de l’estomac, que de l’acceptation de l’idée même.
  6. Lorsqu’on mange trop vite. Et croyez moi je m’y connais ! Je suis du style à avaler un blender de 8 bananes, ou une énorme assiette de fruits coupés en trois minutes ! Je n’en suis pas fière… c’est ridicule. Mais je me surveille, car cela mène à des problèmes de digestion. La digestion commence dans la bouche avec la sécrétion de l’amylase qui fractionne les molécules de l’amidon. Il faut donc mâcher chaque bouchée afin qu’elle s’imprègne de salive au lieu de laisser tomber brutalement la nourriture directement dans l’estomac ! En effet, l’acide gastrique neutralise ensuite l’amylase et stoppe la digestion des amidons, qui reprend dans l’intestin grêle.*
Mais pourtant me direz-vous, on a le ventre gonflé après un repas de fruits !
Oui, mais ne confondons pas le gonflement dû à la présence de beaucoup d’eau dans cette nourriture naturelle constituée de végétaux entiers et crus uniquement, qui ne dure que 30 à 60 minutes et ne fait pas mal, avec le gonflement du ventre qui dure des heures et qui fait mal, du fait de la difficulté de digestion du repas. Comme dit cette assertion lue sur un blog un jour : « Couche toi avec le ventre de Bouddha et lève-toi avec le ventre de Gandhi ! »

*« Grain damage » de Dr Douglas Graham

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