En dehors des considérations éthiques qui considèrent qu’exploiter un animal, le torturer puis le tuer n’est pas supportable, il faut bien vous dire que nous ne sommes pas faits pour manger de la viande.

fruits

Beaucoup de raisons à cela : notre anatomie, notre physiologie, notre psychologie.

Voici quelques différences entre les carnivores et les humains (*), notions toujours utiles à réviser :

Dents : nous avons une petite bouche et une denture faite pour mastiquer et non déchirer. nous possédons 2 incisives, 1 canine et 5 molaires et prémolaires par demi mâchoire; les carnivores en ont 3/1/ 5 à 8.

Salive et urine : légèrement alcaline (PH entre 6,5 et 7,5) chez les humains, acide chez les animaux mangeurs de viande.

Odorat : Nous salivons pour les fruits du marché, les végétaux frais  ! Pas pour la chair étalée sur les étals de boucherie dont l’odeur nous répugne. Les carnivores ont un odorat développé pour suivre les pistes de leurs proies.

Griffes : les griffes des carnivores sont là  pour déchirer les peaux et chairs des animaux . Nos ongles sont doux.

Pouce opposable : notre pouce opposable nous facilite la tâche pour attraper, les fruits entre autre (regardez un singe éplucher sa banane). Alors que les griffes des carnivores servent à attraper et retenir les proies vivantes.

Estomac : beaucoup moins volumineux chez nous et beaucoup moins acide.

Foie : proportionnellement plus grand chez les carnivores que chez les humains.

Colon : notre colon est convoluté, long et à replis, contrairement à celui des carnivore.

Intestins grêles : le nôtre fait 10 m de long alors que celui des carnivores est court. Notre long intestin permet la digestion des sucres et nutriments. Leur court intestin permet de digérer rapidement la chair avant qu’elle ne se décompose. Lorsqu’un humain mange de la viande, elle stagne looooongtemps dans son intestin, putréfie, et provoque des gaz (appétissant !)

Sommeil : nous dormons environ 8 heures par nuit (enfin quand on peut !), alors que les carnivores dorment entre 18 et 20 heures par jour (par 24h)

Tolérance microbienne : ils peuvent digérer des microbes qui nous tueraient. Du coup, ils ne nettoient pas leurs proies, et peuvent avaler tous les débris organiques, saletés et insectes avec leur nourriture. Nous avons intérêt à suivre quelques règles d’hygiène  !

Transpiration : nous évacuons la transpiration par tous les pores de la peau, les carnivores suent par leur langue.

Vue : nous n’avons pas de vison nocturne pour chasser la nuit; ET nous voyons tout le spectre des couleurs, bien pratique pour voir si un fruit est mûr (en dehors du toucher et de l’odeur), ce qui n’est pas le cas des mangeurs de chair.

Vitamine C : les carnivores la fabriquent eux-mêmes, nous devons absolument l’absorber de notre nourriture végétale et fraîche (sinon, c’est le scorbut !).

Enzymes : Présence d’uricase chez les carnivores, qui est une enzyme capable de décomposer l’acide urique de la chair, enzyme absente chez l’Homme.  Cela explique pourquoi les gens qui mangent de la viande connaissent l’ostéoporose : en effet, ils doivent neutraliser cet acide fort avec leurs minéraux alcalins, surtout le calcium. L’excès d’urée provoque des crises de goutte, de l’arthrite, des rhumatismes .

Par contre, nous produisons de la ptyaline, ou amylase salivaire, qui nous permet de digérer les sucres des fruits (l’amylase est également synthétisée dans de nombreuses espèces de fruits pendant leur maturation, ce qui les rend plus sucrés). les carnivores n’en produisent pas.

Métabolisme des sucres : Le glucose et le fructose des fruits aliment nos cellules sans fatiguer notre pancréas (à moins de les manger avec du gras). Au contraire des mangeurs de viande qui ne savent pas le métaboliser et attrapent le diabète s’ils mangent beaucoup de fruits. (ne donnez pas de fruits à votre lion !)

Métabolisme des graisses : Nous ne pouvons gérer que de petites quantités de gras alors que les mangeurs de viandes peuvent en consommer de grandes quantités.

Nous ne devons pas manger de cholestérol car nous le fabriquons nous même (voir cette série de vidéos). Un carnivore peut supporter une alimentation à haute teneur en cholestérol.

Nous ne sommes pas carnivores donc !

Sommes-nous omnivores ?

Non, nous ne DEVONS pas manger de tout. Nous le pouvons juste… jusqu’à un certain point. Pouvoir manger de tout, y compris de la viande ne signifie pas que nous sommes obligés de le faire; Une compatibilité n’est pas une obligation.

Sommes-nous herbivores ?

A vrai dire, non plus. Etre herbivore, comme une vache, voudrait dire que nous pouvons nous sustenter uniquement d’herbe, de salades et de feuilles verte variées. Or nous  avons besoin d’un peu plus de carburant que cela, d’autant que nous ne mâchons pas de l’herbe toute la journée, comme elles, mais faisons en général trois repas par 24 heures.

Oui, nous devons manger des feuilles vertes, salades, céleri, épinards, ou des crucifères, chou, , chou-fleur, kale, carotte,  asperge, patate douce et autres légumes parce qu’ils apportent des minéraux en quantités, des vitamines et de la variété dans notre assiette, mais nous ne sommes pas des mangeurs de légumes pas nature.  La nourriture idéale et naturelle, source de combustible et d’éléments nutritifs pour les être humains, ce sont … les fruits !

Nous sommes frugivores.

C’est-à-dire que nous sommes faits pour manger des fruits et quelques feuilles tendres, ce qui inclut les « légumes » ou appelés comme ça, que sont les fruits non sucrés, soit les tomates, concombres, courgettes, aubergines (encore que crues, je trouve difficile de les manger), poivrons, et courges. Lorsqu’ils sont bien mûrs, les amidons ont été transformés en glucose et fructose, soit des sucres simples que nous pouvons utiliser sans transformation de la digestion. Les enzymes des fruits ont converti aussi les protéines en acides aminés et les graisses en acides gras et glycérols. Tout se trouve dans un fruit, tout ce dont nous avons besoin.

A côté de ces fruits (sucrés ou pas) et feuilles vertes, nous mangeons aussi des légumes, qui, nous l’avons vu, ne sont pas l’essentiel de notre nourriture idéale.

Les choux, comme le brocoli, chou-fleur, kale, que l’on trouve partout maintenant, chou blanc, sont pleins de bons nutriments, dont des phyto-composés anti-cancers, et des fibres solubles. Ne pas oublier les carottes, betteraves,  et autres légumes racines, qui apportent également d’autres nutriments utiles.Mais ils contiennent aussi de la cellulose et autres fibres insolubles, dures, difficiles à digérer. Il est bon de les réduire en touts petits morceaux, les râper ou les mixer pour faciliter notre travail d’assimilation. (Recettes ici)

Alors quid des céréales, légumineuses, légumes racines et légumes fermentés ? Ce sera pour une autre fois !

(*) inspiré par The 80/10/10 Diet

 

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