La fin de la fausse faim !

« Tu as faim ? c’est une bonne chose ! » me disait ma grand-mère. C’est un plaisir pour une grand-mère de nourrir un petit enfant. A vrai dire, j’avais plus souvent faim de gâteaux ou de chocolat, que du repas qu’elle cuisinait pour le dîner.
Quand on se dit qu’on a une petite faim, mais qu’on ne peut la contenter qu’avec des sucreries, ce n’est probablement pas une vraie faim ! C’est une envie, un besoin de compenser, un souvenir de goût de sucré et de gras, un petit coup de blues… mais ce n’est pas de la faim. Cela peut être de l’avidité, voire de l’addiction.
Normalement, une vraie faim est la traduction d’un besoin du corps en hydrates de carbones, graisses, protéines, vitamines, minéraux, enzymes et autres nutriments, et alors n’importe quelle nourriture devrait faire l’affaire… de la laitue par exemple ! 😉
La faim au point de se sentir mal
Parfois, on entend dire qu’il ne faudrait manger que lorsqu’on ressent un besoin vraiment imminent, presque douloureux, dans la bouche, au niveau de l’estomac, ou bien quand on se sent mal et faible.
Si c’était vrai, ce serait vraiment horrible : devoir ressentir de la douleur pour pouvoir enfin se permettre de manger !
Cela ressemble plus à des symptômes de sevrage, comme l’ arrêt brutal du café, qui provoque des maux de tête pendant 2-3 jours, mais aussi quand on arrête les « goûters » en tous genres (gâteaux secs, pains au chocolat, barres, chips etc.) tout ce qui est manufacturé, et qu’on ressent ensuite des envies impérieuses de ces nourritures. Pour certains cela se passe aussi pour les aliments très protéinés, comme la viande, ou les aliments très gras tels le fromage, le beurre, le lait. C’est une forme de désintoxication, qui passe au bout d’un certain temps.
Pour contrecarrer  ces symptômes désagréables, on a tendance à prendre des repas lourds qui demandent de longues période de digestion ou on mange trop souvent, ce qui ne laisse pas de repos à notre système digestif. Puis de nouveaux symptômes apparaissent et on recommence. Cela mène au sur-poids aussi.
Une faim pour de vrais aliments
Lorsqu’on élimine ou limite le café, les produits trop salés, trop sucrés et trop gras, et qu’on se focalise sur les fruits et les légumes, on ressent de la faim bien sûr mais une faim qui n’est pas désagréable, ni impérieuse. Cette faim là, nous dit simplement que notre corps est prêt pour digérer de la nourriture à nouveau, et que les glandes digestives ont retrouvé leur capacité à secréter des enzymes. Cela ne nous conduit pas à trop manger. Je trouve personnellement, que cela m’a permis de mieux me rendre compte des signaux de satiété. En plus de la baisse drastique de graisse de ce mode d’alimentation cru, cela a sans doute aussi participé à ma perte de poids.
Par exemple, un repas de 4 à 5 bananes, mixées avec quelques feuilles de salade et 2 ou 3 dattes et de l’eau, est tout à fait satisfaisant et permet de tenir sans problème 4 à 5 heures.  Très peu de graisse la dedans, beaucoup d’excellent sucre qui nourrit les cellules, une bonne hydratation, un goût délicieux…
Comment ressentez-vous la faim ?
NB : Je ne parle ici bien sûr que de la faim des pays riches, dont les supermarchés sont pleins de tentations. Pas de la faim dans le monde… qui est une autre histoire, hélas.

Que diriez-vous de belles recettes à faire pour le soir ?


Image du livre Menus crus